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Système Terre >> Aérosols

Introduction

En plus de composants simples tels que l'oxygène moléculaire, l'ozone, l'azote, etc., on trouve dans la stratosphère des particules microscopiques de composition, de forme et de taille beaucoup moins bien déterminéees. Ces fines "poussières" jouent un rôle très important dans la physico-chimie de la stratosphère:

  • d'une part parce qu'elles en modifient les propriétés optiques (absorption et diffusion de la lumière),
  • d'autre part parce qu'elles réagissent chimiquement aux UV pour détruire l'ozone.

Aérosols stratosphériques et nuages stratosphériques polaires

La structure de ces particules et leur influence sur l'état de la stratosphère dépend de divers paramètres, et notamment de la température locale. Si celle-ci n'est pas trop basse (le seuil critique de température dépend du type de particules considérées, mais se situe habituellement aux alentours de -70 degrés Celcius), ces particules se présentent sous forme de fines goutelettes; que l'on les désigne encore par le nom d'aérosols stratosphériques.

Par contre, lorsque la température est plus basse, comme c'est le cas en hiver au-dessus des pôles, les particules stratosphériques se transforment en minuscules cristaux de glace. On parle alors de nuages stratosphériques polaires. En raison de leur état physique différent (liquide dans un cas, solide dans l'autre), aérosols et nuages stratosphériques polaires ont des propriétés physico-chimiques très différentes.

Les aérosols stratosphériques sont constitués de fines particules en suspension dans l'air, principalement d'origine terrestre (éruptions volcaniques), mais aussi anthropogénique (avions) et cosmique (débris météoritiques).

Lors d'éruptions volcaniques, des composés soufrés sont injectés dans la stratosphère, et forment de fines gouttelettes d'une solution aqueuse et d'acide sulfurique (H2SO4).

A la suite de l'éruption, la taille et le nombre de ces particules évoluent, et une grande partie des aérosols retombent dans les couches inférieures de l'atmosphère. De ce fait, l'impact des aérosols sur la transmission du rayonnement peut varier de manière très importante, suivant que l'on se situe dans une période calme ou volcaniquement active.

Par exemple, on estime à environ 10% la perte de rayonnement solaire observée au niveau du sol et suite à la dispersion d'aérosols stratosphériques formés à la suite de l'éruption du Mont Pinatubo en juin 1991, alors que la perte liée à la présence d'aérosols était d'environ 0.1% en mai 1991.

  18 mai 1980: le Mount St Helens explose (Oregon, USA)

Plus d'info :

Les aérosols stratosphériques (.pdf, 609 KB)
>> Clouds & particles (ESPERE Internet encyclopedia)

 

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