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La qualité de l'air à l'échelle mondiale semble se détériorer

La plupart des citoyens dans nos sociétés modernes sont conscients des dangers associés à la pollution de notre environnement. C'est probablement ce qui a conduit les pays industrialisés à changer leurs politiques et à gérer leurs émissions plus efficacement, de façon à maintenir une qualité durable de l'air.

Cependant, à l'échelle globale, la qualité de l'air semble se dégrader et la situation est particulièrement délicate dans de nombreuses villes des pays émergents où l'impact des polluants sur la santé prend des proportions alarmantes. Beaucoup de méga-cités des pays en développement souffrent  d'une forte pollution de l'air, en grande partie due à l'explosion du trafic automobile.

Pollution atmosphérique résultant de l'industrialisation et de l'urbanisation dans le monde entier

Du fait de la rapide croissance industrielle et de l'urbanisation de nombreux pays au cours des dernières décennies, la pollution de l'air est devenue un problème environnemental majeur qui a, de surcroît, un impact potentiel important sur le climat à l'échelle globale.

Ainsi, la pollution urbaine empoisonne non seulement:

  • les régions qui combinent une forte productivité économique et une forte densité de population comme les Etats-Unis, l'Europe et le Japon – les principaux pays industrialisés 
  • les nouveaux pôles économiques à forte croissance comme la Chine, l'Inde, l'Indonésie, etc.

Dans ce contexte, la qualité de l'air que nous respirons est devenue un sujet d'étude d'intérêt vital pour les citoyens du monde.

Les grandes villes comme Mexico, Pékin, Shanghai, New York, Johannesburg, ainsi que les principales régions industrielles comme le Bassin de la Ruhr en Allemagne, le Benelux et la vallée du Pô en Italie se détachent des autres régions en termes de pollution et sont donc clairement identifiables sur les cartes de pollution de l'air, comme on le voit par exemple dans la distribution mondiale moyenne du dioxyde d'azote (NO2) dans la troposphère (voir la figure).

Quelques composés atmosphériques liés à la qualité de l'air:

  • Le dioxyde d'azote (NO2), déjà connu comme étant une des principales causes du smog photochimique et des pluies acides, est aussi responsable de problèmes d'irritation de l'appareil respiratoire (il peut renforcer par exemple l'asthme, les bronchites chroniques, etc.) et à d'autres affections.  Ce composé gazeux est principalement produit lors de processus de combustion dans les centrales électriques et les moteurs de véhicules.
     
  • Outre le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre (SO2) contamine également l'atmosphère inférieure. Alors que les éruptions volcaniques rejettent sporadiquement de très grandes quantités de ce gaz, la plus grande source de composés soufrés est l'utilisation de combustibles fossiles (charbon et pétrole à forte teneur en soufre) et les processus industriels (par ex. la fonte du cuivre).

Une fois rejeté dans l'atmosphère, ce gaz est oxydé en acide sulfurique. Celui-ci se combine rapidement avec de la vapeur d’eau pour former des fines gouttelettes, les aérosols sulfatés.

Émissions naturelles de pollution atmosphérique

Outre les émissions liées aux activités industrielles et à la consommation d’énergie (combustibles fossiles et biocarburants), il faut noter que des émissions naturelles existent également , par exemple:

  • l'activité volcanique
  • les embruns marins
  • les éclairs, etc.

A ces sources s'ajoutent également les feux de forêt et de savane, qui sont responsables d'émissions parfois extrêmement élevées de polluants. Ces feux ont pour une grande part une origine anthropique : par exemple, la déforestation et les pratiques agricoles traditionnelles de brûlis pour la fertilisation des sols ont clairement une origine humaine, et on estime que les feux entièrement naturels (par exemple initiés par les éclairs) ne représentent qu’une petite part des émissions totales.

De nombreuses mégalopoles souffrent de la pollution atmosphérique due au trafic.
Mesure du NO2 dans la troposphère (SCIAMACHY, 2004) (Crédits: KNMI, BIRA-IASB, ESA)